Chute de hauteur, coupure, écrasement, malaise, électrisation : le BTP reste l’un des secteurs les plus exposés aux accidents du travail. Quand un accident survient sur un chantier, les premières minutes sont décisives, bien avant l’arrivée des secours. C’est tout l’enjeu du Sauveteur Secouriste du Travail (SST) : avoir sur place, à tout moment, une personne capable d’agir.
Une obligation pour l’employeur
Le Code du travail impose la présence de personnel formé au secourisme dans plusieurs situations. C’est notamment le cas sur tout chantier qui emploie au moins vingt travailleurs pendant plus de quinze jours et où sont réalisés des travaux dangereux. Au-delà de l’obligation, l’employeur est responsable de l’organisation des secours dans son entreprise. Former plusieurs salariés au SST est donc à la fois une exigence réglementaire et une garantie de continuité, entre congés, arrêts et rotations d’équipes.
Ce que le SST sait faire
Le Sauveteur Secouriste du Travail a un double rôle :
-
Secourir : protéger la victime et la zone, examiner, alerter les secours de façon efficace, pratiquer les gestes adaptés (hémorragie, étouffement, perte de connaissance, arrêt cardiaque avec défibrillateur).
-
Prévenir : repérer les situations dangereuses sur le chantier et les signaler à sa hiérarchie. C’est souvent l’aspect le plus sous-estimé, alors qu’il réduit concrètement le nombre d’accidents.
Une formation courte et très pratique
La formation initiale dure 14 heures, en général sur deux jours. Elle s’appuie largement sur des mises en situation proches de la réalité du terrain. Le certificat est valable 24 mois. Pour rester SST, il faut ensuite suivre un stage de maintien et d’actualisation des compétences (MAC SST) avant l’échéance.
Pour une entreprise du BTP, l’idéal est de former des salariés répartis sur les différentes équipes et les différents chantiers. Il faut aussi choisir un organisme habilité par le réseau Assurance Maladie – Risques professionnels (Carsat), seul gage d’un certificat reconnu.
Comment la financer ?
Beaucoup d’entreprises l’ignorent : la formation SST peut être prise en charge par leur opérateur de compétences (OPCO), ce qui en réduit fortement le coût, parfois jusqu’à zéro. Les organismes de formation habitués aux entreprises aident souvent à monter le dossier.
Dans les Alpes-Maritimes, par exemple, Direct Sécurité Formation organise des formations Sauveteur Secouriste du Travail à Nice. Ce centre est habilité par la Carsat Sud-Est et accueille des groupes de 10 participants au maximum. Il accompagne aussi les entreprises dans leur demande de prise en charge OPCO.
Un investissement rentable
Un accident grave sur un chantier, c’est un drame humain, mais aussi des arrêts, des retards, des enquêtes et une image dégradée. Former ses équipes au SST coûte peu au regard de ces risques. C’est l’une des mesures de prévention les plus simples à mettre en place.