Un devis qui reste sans réponse n’est presque jamais un refus. Dans le bâtiment, le client compare plusieurs propositions, attend un accord de financement, ou repousse simplement sa décision. Puis il oublie. Et il finit souvent par signer chez celui qui a rappelé.
Quand relancer
Le bon moment se situe entre trois et sept jours après l’envoi. Avant, le client n’a pas eu le temps de lire ni de comparer. Après, votre devis est enfoui sous d’autres messages. Si le chantier avait un caractère urgent, n’attendez pas une semaine : deux jours suffisent.
Combien de fois
Trois relances espacées valent mieux qu’une seule insistante. Un premier rappel vers trois jours, un deuxième vers une semaine, un dernier autour de deux semaines. Au-delà, considérez le dossier comme en sommeil, mais ne le supprimez pas : un devis écarté au printemps peut redevenir d’actualité à l’automne, et vous aurez déjà tout le chiffrage.
Par quel canal
L’email reste le plus simple à conserver et à retrouver, et il laisse une trace écrite du montant proposé. Le téléphone est plus efficace mais plus difficile à tracer : si vous appelez, envoyez un court récapitulatif écrit derrière. Le SMS convient pour un simple « avez-vous bien reçu ? », pas pour discuter d’un chiffrage.
Quoi écrire
Pas de reproche, pas de pression. Rappelez l’objet du devis, son montant et sa date de validité, puis posez une question simple à laquelle on peut répondre en une ligne : « Souhaitez-vous que je maintienne ces prix ? » Une question fermée obtient une réponse ; un « n’hésitez pas à revenir vers moi » n’en obtient aucune. La méthode détaillée, avec des exemples de messages et le bon rythme de relance de devis bâtiment, mérite d’être posée une fois pour toutes plutôt que réinventée à chaque dossier.
Après la signature, le cadre change
Tant que le devis n’est pas accepté, vous êtes dans une relation commerciale : vous relancez quand vous voulez, comme vous voulez. Dès que la facture est émise, vous entrez dans un cadre légal. Les délais de paiement entre professionnels sont encadrés, et des pénalités de retard s’appliquent de plein droit. Beaucoup d’artisans l’ignorent et attendent des mois sans rien réclamer, alors que la loi leur donne des outils.
Le plus dur, c’est d’y penser
Aucun artisan ne décide de laisser filer un chantier. Il rentre tard, il a dix devis en cours, et celui de la semaine dernière sort de sa tête. Le problème n’est pas la volonté, c’est la mémoire. Notez systématiquement une date de relance au moment où vous envoyez le devis, pas après : c’est le seul geste qui tienne dans la durée.